Klein

10 mai - 16 juin

Galerie 1

Benjamin Klein
Shifter Bender Striker

Salle vidéo

Tyson Parks
Nomanisan

Vernissage le jeudi 10 mai de 17h à 20h
En présence de l’artiste Benjamin Klein

963 rue Rachel Est
Montréal QC H2J 2J4

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BENJAMIN KLEIN   /  TYSON PARKS   / 


 


 


 


 



BENJAMIN KLEIN


Pierre-François Ouellette art contemporain est heureux de présenter une exposition solo de nouvelles peintures de Benjamin Klein. Ces nouvelles œuvres élargissent le langage visuel et la nature philosophique de la pratique de Klein. Comme l'écrit l'artiste :

Mes peintures représentent un monde nocturne vif et onirique, foncièrement incertain et relativiste dans sa réalité imaginaire. Dans des paysages fantasmagoriques liminaux, quelque part entre ce que nous nommons (et différencions) « figuration » et « abstraction », je crée des illusions crédibles tout en les perturbant, afin de distinguer et d’opposer quantité de possibilités interprétatives.

Je peins en suivant des orientations visuelles divergentes et unificatrices, ajoutant et soustrayant, planifiant par avance, mais jouant aussi avec le hasard et les agglomérations; adoptant, somme toute, l’expérimentation comme stratégie artistique, afin d’obtenir un résultat pictural des plus riches.

L’œuvre comprend des récits possibles, de même que des fragments de textes poétiques, fabulistes ou semblables à des paraboles, dans des scènes déroutantes, sans trame narrative définitive, et ne se laissant pas réduire à des stratégies ou à une procédure stylistique surdéterminées – ni formelles ni conceptuelles.

Potentiellement allégoriques et empreintes de possibilités symboliques et sémiotiques, ces peintures néanmoins incarnent et expriment des états émotionnels naturels et peut-être illogiques et irrationnels. Elles véhiculent l’urgence et l’étrangeté de rêver, mais ne traitent pas de rêves ou de visions; elles leur ressemblent. Quand une peinture est finie, c’est parce qu’il ne m’est plus possible de laisser le paradoxe ou le chaos y exister sans détruire le monde particulier et nuancé que j’ai créé. De manière semblable, sur le plan émotionnel, je charge l’atmosphère de mon travail aux limites de sa capacité, tout en élaguant et en m’efforçant d’éviter le sentimentalisme et l’usage prévisible de clichés.

Dans la production plus récente, les dislocations d’espace et de perspective sont devenues plus prononcées; la galerie de personnages, plus vaste et plus allusive, et l’atmosphère, plus animiste et surnaturelle. Précédemment, le travail présentait une volonté de correspondre à une représentation à tout le moins potentielle de notre monde, mais il est désormais devenu autre chose.

Libre de représenter un écosystème onirique, magique, ma peinture est devenue une image de la représentation elle-même – qui peut ou pas être une forme philosophique de réalité, au plein sens du terme. Je traite de la notion de l’au-delà ou du monde des esprits; non pas de l’au-delà qui existe (si il existe), tel que nous l’imaginons selon une perspective culturelle ou personnelle. Plus précisément, je travaille avec des métaphores de l’au-delà. Dans la mesure où il y a une véritable différence entre métaphore et réalité, je peins un lieu où l’esprit ou l’âme, qui peuvent d’ailleurs eux-mêmes être perçus comme métaphores, sont les figures qui véhiculent le fondement de ma peinture.

Je souhaite saisir – non pas capturer, mais bel et bien saisir – le moment et le lieu où la réalité et la fiction se défont et se combinent, où la réalité et l’irréalité deviennent un, où les règles sont contournées et finissent par être brisées – un paysage qui génère une impression étrange que le regardeur est à la fois là et y a auparavant été – bien que, de façon réaliste, ce lieu ou événement ne soit pas possible.

Les personnages que je représente sont comme les peintures qu’elles habitent – les peintures elles-mêmes sont les personnages principaux, et les éléments représentés peuvent être vus comme des figures, avec les arbres, les fleurs et les nuages tout aussi « vivants » que les tortues, les vaches ou les lapins. La peinture entière fonctionne comme un « œil » qui observe métaphoriquement le regardeur, à l’instar du regardeur qui contemple littéralement la peinture, un peu comme le personnage dramatique qui perce le quatrième mur et s’adresse directement à l’auditoire.

La faune que je représente (et dans les faits invente) ne ressemble en rien aux créatures du monde véritable. Certaines figures sont suffisamment semblables à une « tortue » ou à une « vache » pour se faire appeler par ces noms, mais c’est nommer (dans le sens ontologique), en soi, qui est mis en lumière par mon acte de représentation. Le statut d’identités et de réalités beaucoup moins certaines et connaissables change constamment dans une atmosphère de fragments dramatiques et de relations (entre les personnages) chargées.

Mon iconographie personnelle et en développement continu est utilisée pour mettre en scène des interactions ayant de potentiels contenus et significations archétypaux et mythiques, à la manière d’une saga poétique ou d’un récit spirituel. Ceci peut impliquer que ce que nous voyons sont des moments d’importance intenses, possiblement apocalyptiques, tandis que la réalité en question atteint un point d’inflexion d’importance totale. Mais il se peut tout aussi bien que les personnages soient en train de vivre quelque chose de quotidien sans signification particulière – peut-être sont-ils simplement des animaux vivant dans et avec (leur) nature; peut-être voyons-nous des personnages en amour se reproduisant; peut-être sont-ils en guerre et sur le point de se battre; peut-être sont-ils insensés et sans la moindre idée les uns des autres.

Les limites de ce qu’un personnage peut incarner est une considération qui retient mon attention dans les peintures où des figures semblent entrer de le champ visuel et interagir avec une dynamique qui transcende la réalité « normale », comme lorsqu’une créature gigantesque (une girafe, par exemple, ou une araignée) apparaît dans le ciel ou dans les eaux, tel un ange, un fantôme, ou même une déité. Dans mon univers, mortel et immortel sont des appellations effondrées, les morts marchent parmi les vivants, dieux et êtres mortels peuvent se voir les uns les autres.

Ce qui me fascine à propos de peindre à l’huile sur des toiles conventionnelles est la possibilité épistémologique radicale que la soi-disant « fenêtre » à travers laquelle nous « regardons » soit activée de façon à remettre en question ontologique le statut des objets physiques (y compris nos corps, nos cerveaux et nos organes sensoriels, et donc notre conscience même d’exister et de percevoir) en tant qu’« objets réels » : elle atteint et (conceptuellement) enfreint cette limite empirique de notre compréhension qui active le contenu de ma peinture et alimente sa signification esthétique.

L’existence (et les fictions existantes) et la conscience que nous en avons peuvent ou pas être identiques; une peinture doit rendre compte de cela. D’une certaine façon, chaque peinture retourne au point de départ de la créativité, l’esthétique comme telle : la création à partir de rien. Le paradoxe est que la seule façon de distinguer les faits de la fiction est de reconnaître cette épistémologie – un processus qui, à notre époque, est devenue une nécessité primordiale radicale.

- BK

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Benjamin Klein est né à Chicago et a grandi à Montréal. Les peintures de paysages de Klein dépeignent un monde nocturne coloré, ombragé et ambigu, aux proportions et à la matérialité incertaines. Se déplaçant constamment dans des dimensions psychologiques aussi bien que physiques, son monde est peuplé de personnages anthropomorphes, animaliers, qui interagissent et se métamorphosent en scènes fragmentées, chargées de potentiel sémiotique et symbolique. Il est titulaire d'un baccalauréat en arts plastiques de l'Université Concordia et d'une maîtrise en beaux-arts de l'Université de Guelph. En 2010, il a été finaliste au Concours national de peinture de RBC. Il a exposé partout au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne.

- Site web de Benjamin Klein
- Cliquez ici pour télécharger un C.V. récent de l'artiste
- Tammer El-Sheikh «Benjamin Klein at Pierre-François Ouellette art Contemporaine», akimbo, 2018
- Tess Martens «Gallery Visit: Ben Klein: Shifter Bender Striker», Culture Fancier, 2018


OEUVRES DISPONIBLES



Klien   Klien   Klien
Bender
huile sur toile
152 x 127 cm (60" x 50")
2018
  Caller
huile sur toile
106.5 x 137 cm (42" x 54")
2018
  Devourer
huile sur toile
76 x 61 cm (30" x 24")
2018


Klien   Klien   Klien
Diver (eclaircie pastorale)
huile sur toile
127 x 152 cm (50" x 60")
2018
  Edge of the World Study
huile sur toile
61 x 76 cm (24" x 30")
2017
  Face to Face
huile sur toile
36 x 46 cm (14" x 18")
2017


Klien   Klien   Klien
Glider
huile sur toile
102 x 127 cm (40" x 50")
2018
  Hunter
huile sur toile
102 x 127 cm (40" x 50")
2018
  Navigator
huile sur toile
127 x 127 (50" x 50")
2018


Klien   Klien   Klien
Scout
huile sur toile
102 x 102 cm (40" x 40")
2017
  Shifter
huile sur toile
152 x 152 cm (60" x 60")
2018
  Sneaker
huile sur toile
51 x 41 cm (20" x 16")
2017


Klien   Klien   Klien
Striker
huile sur toile
76 x 102 cm (30" x 40")
2018
  Tracker
huile sur toile
127 x 102 cm (50" x 40")
2018
  Twister
huile sur toile
61 x 76 cm (24" x 30")
2017


Klien    
Tipping Point Study
2018
huile sur toile
76 x 102 cm (30" x 40”)
 
   



TYSON PARKS


Klien
Nomanisan
2015
animation 3D
3min20s (en boucle continue)
édition de 5


Dans la salle vidéo dédiée, la galerie présente une vidéo d'animation 3D de Tyson Parks intitulée Nomanisan. Une vidéo autobiographique dans laquelle l'artiste fait appel à la façon dont les facettes de son travail passé s'imbriquent et se replient dans des œuvres futures. Nomanisan est une réflexion personnelle sur la circulation de ses idées et leur inévitable et inévitable réapparition et répétition dans sa trajectoire. Il s'agit de l'influence persistante d'idées qui sont exprimées mais qui restent inexplorées

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Tyson Parks est un artiste de Vancouver qui travaille dans un large éventail de médias, y compris le son, la vidéo, la sculpture, l'animation 3D, l'installation interactive, les logiciels et Internet. Le travail de Parks explore les relations entre les gens et la technologie. Son travail est un examen de la façon dont la perception affecte la compréhension humaine dans un monde saturé de technologie. Parks s'intéresse à l'utilisation des nouvelles technologies pour créer des fusions poétiques de réalités autrement disparates. Les relations complexes qui découlent de sa mise en scène de réalités fusionnées et forcées servent de paraboles sur la façon dont nous sommes en relation avec le monde et les uns avec les autres. 

Ses œuvres ont été exposées dans des galeries canadiennes, notamment à Montréal à la Galerie Arsenal pour C2MTL, Phi Centre pour RBMA MTL, Eastern Bloc, Gallerie Pangeé, Société des Arts Technologiques, The Canadian Centre for Architecture et PFOAC221, à Toronto à la Power Plant for Power Ball, Galeries américaines à New York, dont Superchief Soho et Family Business Gallery, à Los Angeles à PehrSpace et FatherSons Gallery, et à Paris, notamment au CenteQuatre-Paris pour la Biennale Némo, Trust Ltd et le Chromatic Festival Paris. Son travail a également été présenté dans des publications telles que Novembre Magazine (Suisse), EXIT Magazine (Espagne) et ETC Media Magazine (Montréal).

- Site web de Tyson Parks
- Cliquez ici pour télécharger un C.V. récent de l'artistebr

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